La boussole intérieure

Depuis 2008, on nous parle beaucoup de crise. Notre système économique a sérieusement trébuché et la peur d’avoir moins a fait trembler notre société. Va-t-on pouvoir continuer comme ça ? Quels sont les impacts sur notre santé au quotidien ? Comment se prendre en main et se nourrir correctement ? Autant de questions à se poser si l'on vise la Santé.


Etat des lieux

L’angoisse face à la réduction d’abondance de biens extérieurs en a saisi plus d’un. Et comme bien souvent, en cas de stress, la consommation compulsive s’est imposée d’elle-même comme réponse à une situation anxiogène. Ouf, notre modèle économique n’est pas encore mort. Il peut continuer ses ravages dans la peur et la mauvaise humeur. Certes, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis, mais il faut bien mourir de quelque chose nous disent les braves gens.

STOP ! Il y a un truc qui cloche.

À force de surabondance, de surinformation, de sur-stimulation, de surmédicalisation, de propagande, de publicités… nous sommes devenus complètement ignorants de la chose la plus essentielle. Qui sommes-nous vraiment?

Toutes ces images qui défilent et ces attentes extérieures nous renvoient sans répit vers ce que nous devrions faire et être. Nous sommes couverts d’étiquettes dont on n’identifie parfois même plus l’origine. Alors, on essaye, on fait des efforts, on copie, on imite, on se tord tant bien que mal et on en perd encore et encore le contact avec notre propre vérité. Nous remplissons sans cesse notre vie pour combler notre vide de présence à nous-même. Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous peut-être?


“Connais-toi toi-même”


Si cette question se pose à l’Homme depuis qu’il a accédé à une pensée réflexive (la phrase est de Socrate), il n’en est pas moins que le chaos de stimuli et de virtualité actuel augmente encore la séparation entre le « je » et le Soi (notre essence fondamentale).

En fait, nous n’avons plus aucun repère, perdue la boussole ! Le mental patauge dans la semoule dans un effort désespéré de contrôler l’incontrôlable. Nous cravachons en mettant la volonté sur un piédestal et nous nous épuisons de plus en plus. Nous avançons, sans plus aucune connexion avec le sens profond de notre existence, et un jour, en dernier recours, notre être s’exprime à travers notre corps. Allergies, douleurs, inconforts, troubles psychiques, maladies. On tente alors le tour des pilules et des spécialistes en tous genres en qui nous mettons nos derniers espoirs. Et puis un jour, l’impensable arrive. On se retrouve comme deux ronds de flan devant la stupéfiante réalité. Personne ne sait ! Personne ne sait ? Non, personne ne sait exactement ce qu’il nous faut pour être en pleine santé et heureux. Autant dire que là on est mal. Déglingués et désespérés, nous nous retrouvons seuls face à nous même, face à ce parfait inconnu ignoré avec brio. Confronté à un corps dont on ne sait à peu près rien si ce n’est qu’il est sensé nous servir. C’est là que commence la fin du début ou l’inverse. C’est une question de point de vie. En tout cas, deux options s’offrent à nous ; soit on se change les idées et on continue comme si de rien n’était, procrastination à effets secondaires hautement toxiques, soit on entreprend le grand ménage.


Résurrection ?

Quel que soit votre âge, ce moment sera le printemps de votre vie. (Re)naître est une expérience d’une puissance et d’une beauté indescriptible. Comme pour le papillon qui déploie ses ailes pour la première fois, le champ des possibles s’ouvre au gré de l’élévation de notre conscience. Mais par où commencer ?


Par se donner du temps et se trouver de véritables alliés.

Du temps consacré à être en intimité avec Soi. Au début, cela ne veut rien dire ou si peu. On n’a pas l’habitude de se poser vraiment. L’impatience, voire même l’agacement, risque de nous oppresser. Ne serions-nous pas en train de perdre du temps ? Il y a tant de choses à faire.

C’est qu’il va falloir apprendre à se détendre et à rencontrer ce qui vit en nous, enseveli sous les accumulations d’une vie automatisée. Pour le dire simplement, il s’agit de s’arrêter et de méditer. N’allez pas croire qu’il faille un coussin spécial, des bracelets, des chants de gorges ou un temple. C’est une affaire qui ne requiert qu’un ici et un maintenant et bien sûr une présence complète et silencieuse. Voilà le vrai point de départ de votre seconde vie, celle que vous choisirez… et qui vous choisira.

À partir de cette base en développement, nous allons pouvoir établir notre nouvelle référence et arrêter de chercher à l’extérieur les certitudes et les croyances de l’un ou l’autre spécialiste. Il nous faut écouter la voix subtile de notre être. En tout temps et en tous lieux, elle nous parle et nous souffle ce qui est juste pour nous. Notre tête déploiera inévitablement des argumentations sans fin pour nous dissuader d’aller dans la direction qui nous appelle profondément. « Trop dangereux », « t’es pas capable », « qu’en dira-t-on ?», « pour qui tu te prends », « tu n’as pas le droit »… sans parler de l’entourage qui pourrait s’y mettre aussi. Bref, ça risque de secouer un peu. C’est au milieu de ces remous que nous apprendrons à rester centré et présent à notre vérité, celle qui nous appelle depuis toujours.


Le terrain, notre corps

Ceci étant dit, il n’est tout simplement pas possible de réunir des conditions psychologique et émotionnelle favorables au déploiement de l’Être, de la Force, de la Joie et de la Lumière qui sont naturellement en nous, si notre corps est intoxiqué.


 

Et c’est là que le bât blesse ! Il m’arrive de temps à autre d’aller chercher certains produits d’entretien dans un supermarché. Je suis toujours ébahi de voir ce qui se trouve dans les rayons et dans les caddies. Une chose est très claire, les 3/4 des aliments proposés ne sont pas adaptés à la physiologie humaine. S’il y a bien abondance de choses à manger et à boire, il y a pénurie d’aliments pour se nourrir. Comme le corps est truffé de mécanismes de compensation pour maintenir un équilibre homéostatique général, il va se débrouiller pour fonctionner avec ce qu’on va lui donner… un certain temps.

Tout ce dont il ne pourra pas tirer profit ou qui lui est carrément nuisible, il tentera de l’éliminer via nos émonctoires. Lorsque un ou plusieurs de ceux-ci ne pourront tout simplement plus suivre, les autres redoubleront leur activité d’épuration en s’épuisant d’autant plus vite. Pour contrer les multiples agressions, l’organisme ira chercher dans ses stocks de vitamines et de minéraux. Si les réserves normales sont épuisées, il se débrouillera en puisant d’ultimes ressources dans nos os, nos dents, nos cheveux ou nos ongles.

Vous l’aurez compris, c’est une lutte métabolique pour survivre face à l’inconscience et l’ignorance qui s’est installée, entre autres, dans nos choix alimentaires. Ne serait-il pas plus évident de tout simplement se donner ce qui nous nourrit et d’éviter ce qui nous détruit ? Encore faut-il établir des notions de base en la matière.

Entre tous ces régimes, ces schémas de pyramides alimentaires établis par les intérêts de l’industrie agroalimentaire, ces conseils entendus à droite et à gauche, comment faire le tri ? Et bien avec notre bon sens. Et comme celui-ci ne peut exister sans que l’on établisse notre propre référence comme base de nos choix, on en revient à la nécessité d’instaurer un dialogue avec notre être profond. Il s’agit d’une communication entre des niveaux différents de notre être. Ce lien subtil, mais bien réel, nous pourrions dire qu’il se joue entre le mental et l’Être profond (ou le cœur, l’âme, l’essence). Peu importe le nom, les mots n’ont d’intérêt que s’ils nous aident à trouver du sens.

Dans ce long chemin d’égarement à tous niveaux, notre alimentation est devenue une aberration. Le plus durement touché par ce remplissage délétère, c’est notre côlon. Ensuite par effet de conséquence c’est notre foie qui est lourdement impacté. Viennent ensuite les autres organes, glandes et fonctions qui souffrent en cascades.



Saviez-vous qu’à l’origine, d’un point de vue embryologique, nous n’étions qu’un tube…digestif? Il y a d’ailleurs et écho amusant de cet état de fait dans le livre d’Amélie Nothomb « Métaphysique des tubes ». C’est au cours du développement de l’embryon que les organes vont apparaître le long de ce tube pour finalement s’en séparer. Il restera cependant de cette connexion des origines un lien subtil entre les différentes parties de notre côlon et les autres fonctions du corps.

En résumé, quand une partie du côlon va mal, des problèmes vont se manifester dans la zone de l’organisme qui lui est lié de façon réflexe (cf. zones réflexes des pieds, des mains, des oreilles, des yeux…). Or, de nos jours, il n’existe plus de côlon sain, si ce n’est parfois à la naissance. Comme il existe très peu de terminaisons sensitives dans nos côlons, on ne sentira pas grand-chose, même en cas de problème sérieux. Ce sont des signes extérieurs et périphériques qui vont petit à petit retenir notre attention. Allergies, fatigue, ballonnements, mauvaise haleine, boutons, langue chargée, éructation, flatulence, irritabilité, constipation, diarrhées chroniques, inflammations à répétition, hyperperméabilité de la muqueuse intestinale et bien d’autres encore.

Tous ces témoins parlent d’un état avancé de dégradation du côlon. Des zones de stagnation, d’accumulation et de putréfaction entraînent le développement d’une flore intestinale pathogène. Cette dernière ayant pour but de régulariser la situation va produire ses propres déchets qui à leur tour vont agresser la précieuse muqueuse monocellulaire de notre côlon. A force, des « brèches » vont se former et les toxines et autres substances indésirables vont passer directement dans le sang.

Étonnamment, c’est cette fine paroi, dont l’épaisseur est celle d’une cellule, qui nous protège de l’extérieur. Tant qu’un « poison » ingéré reste dans notre système digestif et est conduit vers la sortie, tout va bien, il n’entre pas vraiment dans notre corps. La perméabilisation progressive de notre côlon est donc une grave menace pour notre intégrité métabolique et psychique.

Psychique ? Et bien, comme de plus en plus de monde le sait, notre ventre est fréquemment appelé notre deuxième cerveau. En fait, chronologiquement, il fut le premier. Il y a dans notre abdomen autant de neurones que dans le cerveau d’un chat, soit plus de 100 000 000. De quoi réfléchir !

C’est également là que sont sécrétés plus de 20 neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine…) ainsi que 75 à 85% des cellules immunitaires de notre organisme ! Bref, quand le ventre va mal, c’est tout le système qui disjoncte.


Des aliments qui jouent contre nous

Quels sont ces aliments qui nous détruisent à petit feu ?

Le premier accusé appelé à la barre sera le sucre. Il en existe certes beaucoup de sortes, mais tous portent plus ou moins préjudice à notre santé.


Les sucres raffinés (blancs) sont bien évidemment nos pires ennemis. Pour eux, c’est simple, il n’y a que le bannissement complet qui soit raisonnable. À moins que le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires et le cancer ne vous inquiètent pas.

Pour ce qui est des autres, ils ne devraient être consommés que très occasionnellement voire pas du tout. Mais tant qu’à en absorber, autant choisir les meilleurs ;

·         Le gula java qui est tiré de la fleur de noix de coco. Ce sucre à l’incomparable avantage de maintenir la glycémie stable et d’être un puissant antioxydant.

·         Le sucre de canne complet est aussi acceptable.

·         Le miel

Pour le reste, c’est poubelle et les édulcorants avec. Je ne vais pas m’attarder sur ces derniers tant le sujet a déjà été abondamment clarifié. Il s’agit tout simplement de produits toxiques qui n’ont pas le moindre intérêt pour notre organisme. Faire passer les quelques instants de plaisir du palais avant sa qualité de vie est un choix personnel.

Il existe cependant des édulcorants dits naturels comme la stévia et le xylitol. Tous deux semblent être valables pour la santé.

Le deuxième accusé est le lait de vache et tous ces dérivés (beurre, fromages, yaourts…)

Là aussi, le sujet a été traité et retraité et les preuves sont tout simplement accablantes. Le lait de la vache est destiné à la croissance du veau, point barre. Tout le monde sait que le veau se développe à une vitesse sans commune mesure avec celle du nourrisson. Les produits laitiers sont plus que soupçonnés de booster le développement des cellules cancéreuses.

Au-delà de ce constat, la consommation de produit laitier entraîne une production énorme de mucus dans notre système digestif et respiratoire (cf. réaction immunitaire face à une agression). D’où les sinusites et infections ORL à répétition. La caséine, protéine de lait est absolument indigeste pour l’Homme. C’est une question d’incompatibilité enzymatique entre les deux espèces. Ces protéines, partiellement ou pas digérées, vont pénétrer dans notre sang et irriter nos tissus. Notre corps aura dès lors tendance à être plus réactif aux allergènes présents dans notre environnement (poussières, pollens, acariens, poils d’animaux…).

C’est finalement au foie que reviendra la lourde tâche d’extraire ces protéines de notre organisme. Ce travail d’élimination mobilisera une partie non négligeable de notre énergie.

Le troisième accusé est un groupe de céréales qui sévit sous le nom de S.A.B.O.T.

Seigle, Avoine, Blé, Orge et Tritical. Leur point commun le gluten.

Le gluten est une masse protéique élastique et visqueuse. Tiens, encore une protéine qui pose problème ! Cette fois-ci, on se retrouve tout simplement face à une forme de glue. Bien qu’idéale pour tapisser, elle ne va pas être la bienvenue dans notre système digestif. Même en faible quantité, le gluten engendrera des lésions dans notre intestin.

Lorsque les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées, celles-ci franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le système sanguin. Ces peptides alors transformés en « peptides opioïdes » vont se comporter dans l’organisme comme certains dérivés morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs, les peptides provenant du gluten et de la caséine mal métabolisés vont entraîner des dérèglements du comportement et favoriser le développement de maladies dégénératives et du système nerveux central.

La protéine du gluten pénètre le cerveau et y exerce ses effets pathogènes. Les peptides opioïdes franchissent d’autant plus aisément la barrière hématoméningée qu’ils en augmentent la perméabilité et sont retrouvés dans le liquide céphalo-rachidien. Ils perturbent l’apprentissage, l’affectivité, la socialisation.

Je pourrais encore appeler de nombreux coupables et complices comme les huiles et graisses hydrogénées, les additifs, les pesticides, les conservateurs, les viandes chargées d’antibiotiques, d’hormones de croissance… mais nous allons en rester là et chacun pourra mener sa propre enquête à partir de sa référence personnelle et de son propre bon sens.

Quoi qu’il en soit, la santé véritable ne passe pas par ces aliments et chacun estimera quelles sont ses doses acceptables (cf. plaisir du palais et vie en société VS niveau d’énergie et de santé). Pour rétablir un terrain de qualité, il y a d’une part la gestion intelligente et avisée de ce que nous faisons entrer en nous, comme nous venons de le voir, et d’autre part la facilitation de l’élimination des résidus toxiques accumulés dans notre organisme.


Assainir notre organisme



Nous avons pour cela tout un arsenal de techniques naturelles et de plantes pour nous aider. Commençons par le côlon qui devrait être notre priorité absolue. Deux voies s’ouvrent à nous, celle du haut et celle du bas.

Par la voie du haut, nous avons les cures d’eau d’argile. Particulièrement bénéfiques, elles vont pomper et emporter les toxines accumulées dans le système digestif tout en nous reminéralisant. Nous avons également le tégument de psyllium blond qui agira comme un véritable balayage en douceur du côlon. Il existe encore bien des possibilités, mais ces deux premières pistes sont déjà excellentes pour démarrer.

Par la voie basse, nous avons les lavements et les irrigations coloniques. Bien que peu glamour, ces approches sont d’une valeur inestimable pour la santé et le bien-être. L’irrigation colonique est particulièrement indiquée pour rétablir des états de santé fortement dégradés. Pour ceux qui aiment lire avant d’appliquer, je conseillerais l’ouvrage sur le sujet de Norman Walker(1).

Et pour terminer, prenons soin de notre foie (et de notre vésicule biliaire). En effet, ce dernier requiert également notre attention puisqu’il vient en deuxième ligne après le côlon. Les substances qui traversent la barrière intestinale, qu’elles soient amies ou ennemies, vont se retrouver dans le sang qui sera emmené via la veine porte vers le foie. A lui de se débrouiller avec ce qui arrive et d’en faire ce qu’il peut (élimination, transformation, stockage).

Pour sa dépuration, nous avons à notre disposition le radis noir, l’artichaut, le pissenlit, le romarin, l’aubier de tilleul, le chardon Marie, le fumeterre…

Pour aider les cellules hépatiques à se régénérer, nous avons le desmodium (plante légumineuse originaire d’Afrique) qui est un excellent protecteur du foie. Le chardon Marie accélère également la régénération des cellules hépatiques. L’huile essentielle de romarin à Verbénone agit également dans ce sens.


Conclusion

Lorsqu’on se penche sur les sujets abordés ci-dessus, on s’aperçoit que toutes les pratiques d’agriculture industrialisée, dont les effets pervers sur l’environnement ne sont plus à démontrer, combinés aux méthodes monstrueuses d’élevage intensif font le lit d’une quantité de souffrance et de destruction dont nous payons un lourd tribut.

Finalement, le terrain extérieur n’est pas séparé du terrain intérieur et ce que nous faisons subir à la terre et aux animaux, nous le payons de notre santé.

Chaque choix et chaque achat déterminent le monde dans lequel nous vivons.




La boussole intérieure
Pierre-Emmanuel Canon 7 mars 2024
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